Dans bien des maisons d’Asie du Sud, il y a une bouteille d’huile sur la tablette de la cuisine. Le dimanche, quelqu’un la réchauffe un peu, étend une serviette, et prend son temps. On appelle ça la maalish.
Maalish est née de ce geste-là, à Montréal. Nous faisons une seule chose : une huile de massage traditionnelle, comme on la préparait à la maison.
Comment on la fait
De l’huile de graines de moutarde pressée à froid, chauffée lentement avec de l’ail et des épices entières : ajowan, clou de girofle, asafoetida. On filtre, puis on embouteille à la main, en petits lots, dans des bouteilles de verre ambré qui protègent l’huile de la lumière.
Pourquoi en petits lots
Parce que c’est comme ça qu’on la fait à la maison. Un lot à la fois, et chaque bouteille porte son numéro de lot.
Pour qui
Pour ceux qui ont grandi avec ce parfum et qui le cherchaient ici. Et pour ceux qui le découvrent : un moment simple, à la maison, pour soi ou pour quelqu’un qu’on aime.
Le dimanche, l’huile tiède, et personne ne se presse.